FIMO, FCO et qualification des conducteurs : les heures de formation d'un conducteur de camion ou de bus
La qualification initiale et la formation continue exigées d'un conducteur de camion ou de bus en Europe par la directive (UE) 2022/2561, les conducteurs exemptés, et ce que change la 2025/2205.

Un conducteur de camion ou de bus détient deux documents, et un seul est un permis de conduire. Le permis dit quel véhicule son titulaire peut conduire ; le certificat d’aptitude professionnelle (CAP ; en France, la qualification initiale, longue ou accélérée avec la FIMO, puis la formation continue obligatoire, la FCO) dit qu’il peut être payé pour le faire. Ce second document a un coût en heures, revient selon un cycle de cinq ans, que le conducteur soit occupé ou non, et explique pourquoi une flotte perd des journées de travail en salle de cours.
L’instrument est la directive (UE) 2022/2561, en vigueur, qui a pris effet le 12 janvier 2023 – le vingtième jour suivant sa publication, comme l’exige l’article 15. Il s’agit d’une codification et non d’une réforme : l’article 14 a abrogé la directive 2003/59/CE, qu’EUR-Lex enregistre comme n’étant plus en vigueur, avec une date de fin de validité au 11 janvier 2023. L’ancienne directive se conjugue au passé.
Quels conducteurs elle vise, et quels véhicules
L’article 1er rattache l’obligation à l’activité de conduite, et non à l’employeur : les ressortissants d’un État membre, et les ressortissants d’un pays tiers employés ou utilisés par une entreprise établie dans un État membre, qui effectuent des transports par route à l’intérieur de l’Union, sur des routes ouvertes au public, au moyen de véhicules pour lesquels un permis de catégorie C1, C1 + E, C, C + E, D1, D1 + E, D ou D + E est exigé.
Ces catégories sont définies par la directive 2006/126/CE, toujours en vigueur. Selon son article 4, paragraphe 4, la catégorie C1 couvre les automobiles autres que celles des catégories D1 ou D, conçues et construites pour le transport de huit passagers au maximum outre le conducteur, dont la masse maximale autorisée excède 3 500 kg sans dépasser 7 500 kg, et la catégorie C le même véhicule à huit passagers, sans limite de masse supérieure ; la catégorie D1 couvre les véhicules conçus pour le transport de 16 passagers au maximum outre le conducteur et d’une longueur maximale n’excédant pas 8 mètres, et la catégorie D les véhicules conçus pour le transport de plus de huit passagers outre le conducteur. Le critère des passagers n’est pas décoratif : c’est lui qui sépare la famille marchandises de la famille voyageurs, puisqu’un véhicule conçu pour plus de huit passagers reste en catégorie D, quelle que soit la masse qu’il atteint au-delà de 7 500 kg. Les catégories qu’une personne peut détenir, et à partir de quel âge, sont présentées dans notre article sur les permis autobus et autocar.
L’article 2 retire ensuite une liste fermée d’usages plutôt que d’énoncer un principe : les véhicules limités à 45 km/h ; les forces armées, la protection civile, les pompiers, les forces responsables du maintien de l’ordre public et les services de transport d’urgence en ambulance, lorsque le transport découle de leurs missions ; les essais sur route et les véhicules non encore mis en circulation ; les véhicules des catégories D et D1 conduits à vide par le personnel de maintenance à proximité de la plus proche base de maintenance du transporteur ; les états d’urgence et les missions de sauvetage ; les cours et examens de conduite de toute personne qui souhaite obtenir un permis ou un CAP, pour autant que le véhicule ne soit pas utilisé pour le transport commercial de marchandises et de voyageurs ; le transport non commercial ; et les véhicules transportant du matériel, de l’équipement ou des machines que les conducteurs utilisent dans leur travail. Ce sont les conditions attachées à ces exemptions qui se perdent facilement. Deux d’entre elles ne jouent que si la conduite n’est pas l’activité principale du conducteur ; l’exemption liée à la formation tombe dès que le véhicule de formation transporte du fret contre rémunération ; et un second alinéa étend l’exemption de formation à l’apprenant qui suit une formation supplémentaire à la conduite dans le cadre d’une formation par le travail, accompagné d’un titulaire du CAP ou d’un moniteur de conduite pour la catégorie de véhicule concernée. Deux autres paragraphes excluent du champ de la directive la conduite pour compte propre en zone rurale, à trois conditions cumulatives, ainsi que les entreprises d’agriculture, d’horticulture, de sylviculture, d’élevage ou de pêche – l’une quelconque des cinq, et non toutes à la fois – qui transportent des marchandises dans le cadre de leur propre activité professionnelle, sauf, pour cette dernière exemption, si la conduite relève de l’activité principale du conducteur ou dépasse une distance fixée par le droit national.
Trois voies d’accès, et ce que chacune coûte en heures
L’article 3, paragraphe 1, point a), impose à l’État membre de choisir entre deux systèmes de qualification initiale, et ce choix détermine le nombre d’heures que suit un nouveau conducteur. L’article 3, paragraphe 2, lui permet d’y ajouter une troisième voie, accélérée. L’article 3, paragraphe 3, permet ensuite à un État membre de dispenser toute personne déjà titulaire du certificat de capacité professionnelle prévu par le règlement (CE) n° 1071/2009 – la qualification exigée pour une licence de transport – des examens dans les matières couvertes par ce certificat et, le cas échéant, de la fréquentation de la partie des cours qui leur correspond. C’est ce second volet qui change la facture : une dispense des seuls examens ne modifie aucune durée de cours, alors qu’une dispense de la partie correspondante des cours entame les 280 ou les 140 heures.
| Voie | Heures de cours | Conduite individuelle | À sept heures par jour |
|---|---|---|---|
| Cours et examen, article 6, paragraphe 1, point a) – point 2.1 | 280 | Au moins 20 heures, dont 8 au plus sur un terrain spécial ou dans un simulateur haut de gamme | 40 jours |
| Examens uniquement, article 6, paragraphe 1, point b) – point 2.2 | Aucune fréquentation de cours exigée | Épreuve de conduite d’au moins 90 minutes | — |
| Accélérée, article 6, paragraphe 2 – section 3 | 140 | Au moins 10 heures, dont 4 au plus sur un terrain spécial ou dans un simulateur haut de gamme | 20 jours |
L’option des seuls examens n’est pas un raccourci, mais un instrument différent. Le point 2.2 ne prescrit aucun cours, seulement des examens : un examen théorique d’au moins quatre heures en deux épreuves, questions et études de cas, plus une épreuve de conduite d’au moins 90 minutes et une autre épreuve pratique d’au moins 30 minutes. Une troisième épreuve, facultative, sur un terrain spécial ou dans un simulateur haut de gamme, peut être déduite des 90 minutes, mais de 30 minutes au plus.
L’annexe I, section 1, fixe ce que ces heures permettent d’acquérir : perfectionnement à la conduite rationnelle axé sur les règles de sécurité, application des réglementations, et santé, sécurité routière et sécurité environnementale, service, logistique, à un niveau comparable au moins au niveau 2 du cadre européen des certifications. Certaines matières se séparent selon la famille de permis – l’arrimage du chargement pour C, le confort et la sécurité des passagers pour D. La matière 2.1 couvre les règlements (CE) n° 561/2006 et (UE) n° 165/2014 pour toutes les catégories, et c’est pourquoi les temps de conduite et de repos et le tachygraphe intelligent de deuxième génération sont des matières de formation, et pas seulement un planning et une installation.
La voie choisie décide aussi du moment où le travail peut commencer. Selon l’article 5, paragraphe 2, un conducteur peut conduire un véhicule C ou C + E dès 18 ans avec le CAP complet de l’article 6, paragraphe 1, un véhicule C1 ou C1 + E dès 18 ans avec le CAP accéléré de l’article 6, paragraphe 2, et un véhicule C ou C + E dès 21 ans avec le CAP accéléré. L’article 4 a ensuite préservé les droits acquis de tous ceux qui travaillaient déjà lorsque le régime est entré en vigueur : aucun titulaire d’un permis de la famille D délivré au plus tard le 9 septembre 2008, ou d’un permis de la famille C délivré au plus tard le 9 septembre 2009, n’a besoin d’une qualification initiale.
La formation continue, et ce qui peut y être imputé
C’est la facture récurrente. L’annexe I, section 4, la fixe à 35 heures tous les cinq ans, par périodes de sept heures au minimum, qui peuvent être étalées sur deux jours consécutifs. Cinq périodes de ce type épuisent le total ; cette division est la nôtre, pas celle de la directive. Les 35 heures sont toutes organisées par un centre de formation agréé, au moins une période doit porter sur une matière liée à la sécurité routière, et l’apprentissage en ligne compris dans ce total – dont le centre reste responsable – ne peut dépasser 12 heures, ce qui laisse au moins 23 heures, selon notre soustraction, que l’apprentissage en ligne ne peut pas couvrir.
Une partie peut correspondre à un travail que le conducteur effectuait de toute façon. Les États membres peuvent faire compter une formation spécifique requise par d’autres actes législatifs de l’Union – le paragraphe cite le transport d’animaux au titre du règlement (CE) n° 1/2005 et, pour le transport de voyageurs, la sensibilisation au handicap au titre du règlement (UE) n° 181/2011 – au maximum comme l’une des périodes de sept heures, et peuvent décider que la formation au transport de marchandises dangereuses au titre de la directive 2008/68/CE vaut deux périodes, soit 14 des 35 heures selon notre calcul, pour autant qu’il s’agisse de la seule autre formation prise en compte. Ce que l’ADR exige lui-même d’un conducteur qui transporte des marchandises dangereuses est présenté dans notre article sur la formation ADR du conducteur. L’article 7 ajoute un point à connaître avant qu’un conducteur change d’employeur : la formation continue déjà effectuée doit être prise en compte lorsqu’un conducteur va travailler dans une autre entreprise. Les heures appartiennent au conducteur, pas à la flotte qui les a payées.
Le cycle de cinq ans ne dure pas cinq ans partout
L’article 8, paragraphe 2, impose le premier cours dans les cinq ans qui suivent la délivrance du CAP, puis permet à l’État membre d’abréger ou de proroger ce délai, « notamment » pour le faire coïncider avec la date d’échéance de validité du permis de conduire. Ce mot porte tout le sens : l’alignement sur le permis est l’illustration que donne la directive, non la limite du pouvoir d’appréciation, si bien qu’un État peut déplacer la date pour des raisons qui lui sont propres. Le plancher et le plafond, eux, sont fermes : ni moins de trois ans, ni plus de sept. Après le premier cours, l’article 8, paragraphe 3, place le conducteur sur un cycle de cinq ans, à accomplir avant la fin de la période de validité du certificat.
L’article 8, paragraphe 4, comble la lacune qui piège les conducteurs qui reviennent au métier : tout titulaire de l’un ou l’autre CAP, ou bénéficiaire des droits acquis de l’article 4, qui a arrêté l’exercice de sa profession et ne répond plus à ces exigences doit suivre une formation continue avant de la reprendre. Une catégorie de permis ne se périme pas au fond d’un tiroir ; la qualification, si. La Grande-Bretagne publie ses propres règles, tant sur les catégories de permis que sur la qualification ; le volet qualification est présenté dans notre article sur le Driver CPC en Grande-Bretagne, et le volet permis dans notre article sur le permis poids lourd en Grande-Bretagne.
Passer des marchandises aux voyageurs
Deux dispositions régissent ce passage, et elles ne sont pas symétriques, ce qui fait échouer bien des plannings. Pour la qualification initiale, l’article 5, paragraphe 4, joue à l’intérieur d’une famille : sans préjudice des limites d’âge du paragraphe 2, un CAP détenu pour une catégorie marchandises dispense le conducteur d’en obtenir un pour les autres catégories marchandises, et un second alinéa étend la même règle, dans les mêmes conditions, aux catégories voyageurs du paragraphe 3 – mais rien de tout cela n’abaisse l’âge à partir duquel le véhicule plus grand peut être conduit. Un conducteur de 18 ans titulaire du CAP accéléré pour C1 et C1 + E n’a pas besoin d’un second certificat pour C, et ne peut toujours pas conduire en catégorie C avant 21 ans. Le passage d’une famille à l’autre relève de l’article 5, paragraphe 5, qui n’exige que les parties spécifiques à la nouvelle qualification. L’annexe I chiffre ce passage à 70 heures, dont cinq heures de conduite individuelle, sur la formation complète du point 2.1, ou à 35 heures, dont deux heures et demie, sur la formation accélérée de la section 3, chacune se terminant comme ces sections se terminent toujours, par un examen écrit ou oral comportant au moins une question par objectif. Lorsque l’État membre a choisi à la place l’option des seuls examens, c’est le point 2.2 qui s’adapte : pour ce même conducteur, l’examen théorique est limité aux matières qui concernent les nouveaux véhicules, mais l’examen pratique est toujours passé dans son intégralité. Les trois voies s’adaptent de trois manières différentes, et aucune des trois n’emprunte les règles d’une autre.
La formation continue, elle, franchit sans restriction la frontière entre les familles. L’article 8, paragraphe 5, dispense le conducteur qui l’a accomplie pour l’une des catégories de l’article 5, paragraphes 2 et 3, de la suivre à nouveau pour toute autre catégorie visée à ces paragraphes. Un seul cours de 35 heures maintient à la fois le droit de conduire un camion et celui de conduire un bus, ce qui compte pour tout exploitant aux activités mixtes et pour le poste de coût conducteur dans notre article sur le coût d’exploitation d’un tracteur routier et dans notre article sur les obligations qui pèsent sur une flotte d’autobus.
Code 95, carte de qualification et conducteurs extérieurs à l’Union
L’article 10 consigne la qualification sous la forme du code harmonisé « 95 » de l’Union, apposé à côté des catégories de permis correspondantes soit sur le permis de conduire, soit sur une carte de qualification de conducteur établie selon le modèle de l’annexe II. Lorsque les autorités de délivrance ne peuvent pas apposer le code sur le permis lui-même, elles délivrent la carte, et cette carte est mutuellement reconnue entre les États membres.
Pour les conducteurs de pays tiers affectés au transport de marchandises, il existe un troisième document. L’article 10, paragraphe 2, permet de prouver la qualification au moyen de l’attestation de conducteur prévue par le règlement (CE) n° 1072/2009, pour autant qu’elle porte le code « 95 » de l’Union ; l’article 10, paragraphe 3, accepte jusqu’à leur expiration les attestations délivrées sans ce code avant le 23 mai 2020. L’article 5 de ce règlement délivre l’attestation au transporteur, pour chaque conducteur qui n’est ni ressortissant d’un État membre ni résident de longue durée, avec une durée de validité de cinq ans au maximum – un document qu’examinera un contrôle de cabotage.
Ce que change la directive (UE) 2025/2205, et quand
La directive (UE) 2025/2205 relative au permis de conduire est entrée en vigueur le 25 novembre 2025 et fait ici deux choses. L’article 30 abroge la directive 2006/126/CE avec effet au 26 novembre 2029, à l’exception de son article 6, paragraphe 4, point c) – l’autorisation nationale de conduire, avec un permis de catégorie B délivré depuis au moins deux ans, un véhicule de transport de marchandises à carburant de substitution de plus de 3 500 kg sans dépasser 4 250 kg, sans remorque –, qui est abrogé deux ans plus tôt, le 26 novembre 2027. Les définitions des catégories rappelées plus haut ont donc une date de fin, et c’est celle de 2029. L’article 27 modifie l’article 5 de la directive sur la qualification des conducteurs elle-même.
Il ajoute un point c) à l’article 5, paragraphe 2 : dès l’âge de 17 ans, un véhicule des catégories C1, C1E ou C, à condition que le conducteur soit titulaire d’un CAP complet pour C ou d’un CAP accéléré pour C1 et C1E, et uniquement dans les conditions prévues à l’article 17, paragraphes 2 et 3, de la nouvelle directive. Ces conditions sont étroites. L’article 17, paragraphe 2, est une dérogation qu’un État membre peut utiliser, et non qu’il doit utiliser ; elle couvre la conduite sur le territoire de cet État, et les permis qu’elle produit ne sont mutuellement reconnus que par les États membres qui délivrent de tels permis. L’article 17, paragraphe 3, exige ensuite qu’un conducteur de moins de 18 ans soit accompagné, sur le siège passager avant, d’une personne en mesure de le guider pendant la conduite et tenue de respecter les règles relatives à la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, qui doit en outre remplir trois conditions cumulatives : être âgée d’au moins 24 ans ; être titulaire depuis plus de cinq ans d’un permis de la catégorie concernée délivré dans l’Union ; et ne pas avoir fait l’objet d’une interdiction de conduire dans l’État membre de délivrance au cours des cinq dernières années. L’article 17, paragraphe 4, permet à un État membre d’ajouter ses propres conditions, proportionnées ; pour C, C1 et C1E, il peut exiger que la personne accompagnante possède déjà la qualification CAP pertinente ou, alternative que cite la directive, qu’elle suive un cours de formation spécifique d’une durée d’au moins sept heures, pouvant être portée à 14, dans le cadre de sa propre formation continue du CAP. Le dispositif fait donc peser une facture en heures sur l’accompagnateur autant que sur le conducteur de dix-sept ans.
Il remplace aussi l’article 5, paragraphe 3, qui fixe les âges pour le transport de voyageurs, et le texte de remplacement ne se résume pas à un seul chiffre. Son premier alinéa fixe 21 ans pour D, D + E, D1 et D1 + E par l’une ou l’autre voie du CAP, et ajoute un programme de surveillance facultatif pour les conducteurs de moins de 23 ans titulaires du CAP accéléré : lorsqu’un État membre exige de ces conducteurs qu’ils suivent, avant d’avoir atteint l’âge de 23 ans, une formation continue sur des matières liées à la sécurité routière, cette participation est prise en compte dans les 35 heures tous les cinq ans au lieu de s’y ajouter. Deux dérogations nationales subsistent ensuite en dessous. Un État membre peut autoriser D1 et D1 + E dès 18 ans sur son territoire, et D et D + E dès 20 ans, dans chaque cas uniquement si le conducteur est titulaire du CAP complet de l’article 6, paragraphe 1 ; l’âge de 20 ans peut être ramené à 18 ans pour conduire sans voyageurs, ou pour transporter des voyageurs sous forme de services réguliers dont le parcours de ligne ne dépasse pas 50 kilomètres. Vingt et un ans ne sont le plancher que dans un État qui renonce à ces abaissements, et c’est pourquoi l’âge d’embauche des conducteurs de bus doit se lire dans le droit national plutôt que dans la directive. L’article 29 fixe le calendrier : les mesures sont adoptées et publiées au plus tard le 26 novembre 2028 et appliquées à partir du 26 novembre 2029, le système de conduite accompagnée à partir du 26 novembre 2028. Un budget de formation fondé sur un recrutement à 17 ans repose sur une date éloignée de plusieurs années, et sur une dérogation que l’État membre pourrait ne jamais utiliser.
Réponses rapides
- Combien d'heures dure la qualification initiale d'un conducteur routier ?
- 280 heures selon l'annexe I, section 2, point 2.1, de la directive (UE) 2022/2561, dont au moins 20 heures de conduite individuelle, huit de ces 20 heures au maximum pouvant être effectuées sur un terrain spécial ou dans un simulateur haut de gamme. La voie accélérée de la section 3 compte 140 heures, dont au moins 10 heures de conduite individuelle, quatre de ces 10 heures au maximum sur un terrain spécial ou dans un simulateur haut de gamme.
- À quelle fréquence faut-il suivre la formation continue (FCO) ?
- 35 heures tous les cinq ans, selon l'annexe I, section 4. L'article 8, paragraphe 2, permet à un État membre d'abréger ou de proroger le délai avant le premier cours pour quelque raison que ce soit – le faire coïncider avec la date d'échéance de validité du permis de conduire est l'exemple que cite la directive, non la limite de ce pouvoir –, mais ce délai ne peut être ni inférieur à trois ans ni supérieur à sept ans.
- La formation continue (FCO) peut-elle se faire en ligne ?
- En partie seulement. Selon l'annexe I, section 4, les 35 heures sont toutes organisées par un centre de formation agréé et dispensées par périodes de sept heures au minimum, qui peuvent être étalées sur deux jours consécutifs. L'apprentissage en ligne s'inscrit dans ce cadre : sur les 35 heures, 12 au plus peuvent être dispensées de cette manière, et le centre agréé reste responsable de leur qualité.
- Un conducteur poids lourd a-t-il besoin d'un autre CAP pour conduire un bus ?
- L'article 5, paragraphe 5, n'exige que les parties spécifiques à la nouvelle qualification, et l'annexe I les chiffre à 70 heures, dont cinq heures de conduite individuelle, ou à 35 heures, dont deux heures et demie, par la voie accélérée. La formation continue n'a pas du tout à être refaite : en vertu de l'article 8, paragraphe 5, un seul cours de 35 heures vaut pour les deux familles de catégories.
- Qu'est-ce que le code 95 de l'Union sur un permis de conduire ?
- C'est le code harmonisé de l'Union qui atteste le CAP, apposé à côté des catégories de permis de conduire correspondantes en vertu de l'article 10 de la directive (UE) 2022/2561. Lorsque les autorités ne peuvent pas l'apposer sur le permis lui-même, elles délivrent à la place une carte de qualification de conducteur, et cette carte est mutuellement reconnue dans toute l'Union.
Sources
- Directive (EU) 2022/2561 on the initial qualification and periodic training of drivers of certain road vehicles for the carriage of goods or passengers — EUR-Lex, European Union
- Directive (EU) 2025/2205 on driving licences, amending Directive (EU) 2022/2561 and repealing Directive 2006/126/EC — EUR-Lex, European Union
- Directive 2006/126/EC on driving licences, consolidated text of 01/11/2020 — EUR-Lex, European Union
- Directive 2003/59/EC — document status and date of end of validity — EUR-Lex, European Union
- Regulation (EC) No 1072/2009 on common rules for access to the international road haulage market, consolidated text of 21/02/2022 — EUR-Lex, European Union